Selon l’opinion de Mme Magda Kósáné Kovács qui fait partie de la direction du Parti Socialiste Hongrois, ce n’est pas le terrorisme que l’Europe doit redouté mais bien plutôt le Vatican. La politicienne socialiste qui est aussi candidate aux élections européennes a rappelé que le minuscule Etat pontifical s’apprête à «chiper» l’Union Européenne. Selon l’ancienne dirigeante communiste et prieure syndicale, le Vatican essaie d’étendre sa puissance sur le continent avec un «véhémence inouïe» en utilisant, à cette fin, les mécanismes de l’Union Européenne. Cette déclaration, écumante de rage, a blessé de nombreux croyants. En même temps, son parti, au lieu de se désolidariser d’elle, semble plutôt soutenir les invectives antichrétiennes qui se font de plus en plus fréquentes dans les rangs de la gauche.
Auparavant, le ministre de la Jeunesse et du Sport, Ferenc Gyurcsány a affirmé que la «Hongrie n’était plus sous la protection de la Vierge Marie puisqu’elle avait ôté sa main d’au-dessus d’elle» et que, par conséquent, «nous devions prendre en mains nos propres affaires.» Le Parti Socialiste était resté muet malgré l’indignation générale. L’homme politique multimillionnaire a également refusé de s’excuser publiquement d’avoir blessé tout ceux et toutes celles qui restent attachés à la Sainte Vierge, la sainte patronne de la Hongrie. Sa sainteté, le pape Jean-Paul II a fait l’éloge de l’attachement des catholiques hongrois à Notre-Dame de la Hongrie lors de son pèlerinage en Hongrie en 1992 et a, de nouveau, consacré la Hongrie à la Mère du Sauveur. En même temps, les attaques antireligieuses de la gauche continuent. La conférence épiscopale de la Hongrie a refusé aussi bien les calomnies de Magda Kósáné Kovács que les propos inadéquats de Ferenc Gyurcsány.
Il est intéressant à noter que cette déclaration de Magda Kósáné Kovács a été publiée par l’hebdomadaire (Hetek) de l’«Assemblée de la Foi», une secte hongroise fondamentaliste. Cette secte soutient ouvertement la gauche politique et parle souvent d’une manière déshonorante de la tradition millénaire de l’Etat hongrois. L’ex-dirigeante syndicale, Magda Kósáné Kovács qui passe actuellement ses vacances au Mexique a affirmé par téléphone que la phrase en question était restée «par hasard» dans le texte définitif de l’interview. Elle a cependant reconnu qu’elle avait utilisé, lors de son entretien «tête à tête» avec le journaliste, ces expressions qui porte gravement atteinte à l’honneur du christianisme. Elle a ajouté aussi qu’elle ne les aurait pas laissées publier si elle avait eu la possibilité de censurer l’article. Le piquant de l’affaire est que la députée socialiste était, pendant des années, la présidente de la Commission des Droits de l’Homme du Parlement hongrois et qu’elle occupe une des premières places sur la liste électorale européenne du Parti Socialiste. Comme connu, l’an dernier, la nuit de Noël, un animateur d’une chaîne privée de radio a affirmé qu’il «exterminerait tous les chrétiens, s’il en avait la possibilité.» La gauche a défendu le présentateur malgré l’indignation d’une partie importante de la population de la Hongrie, en affirmant que ce qu’il avait dit relevait de la liberté de l’expression.
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