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Économie
17 decembre 2003
DunaNovaPress La vente du portefeuille de MOL a été rapportée
DNPI - Budapest

Les actions de MOL (la société pétrolière la plus importante de la Hongrie) dont le gouvernement était tellement fier et qui lui servait de poule aux œufs d’or, ont été retirées du marché parce qu’elles n’avaient pas atteint le prix le plus bas fixé par le gouvernement, c’est-à-dire 7 100 forints (environ 27 euros). L’échec qui a résulté d’une part des problèmes internes de la société et d’autre part des facteurs externes, comme par exemple des communiqués ratés du ministre des Finances, Csaba László, a coûté très cher. La « perle la plus précieuse » ne s’est pas vendue ce qui donne beaucoup de tracas à la coalition socio-libérale gouvernante qui a de sérieux problèmes de liquidité. 21 % des actions ordinaires et une action d’or constituent toujours une propriété de l’Etat. Le cabinet espérait pouvoir commercialiser au moins la moitié du portefeuille. C’est à cause de la situation financière désastreuse de la Hongrie et de la baisse radicale — en Hongrie et à l’étranger — du taux de change du forint que personne n’a proposé un prix convenable pour les actions à vendre.

La direction de MOL laissait comprendre que le gouvernement prévoyait vendre les actions qui seraient restées en sa possession au printemps. Le marché a d’emblée fait un pas en arrière et on n’a proposé que 6 100 forints (environ 22 euros) pour une action, un prix que l’émetteur a estimé trop bas. Mais déjà la chute du taux de change de la devise hongroise suggérait qu’il faille repenser l’opportunité de la privatisation de ce bien national. La reculade des investisseurs s’explique de façon générale par le fait qu’ils avaient perdu leur confiance en la politique économique du gouvernement. Pourtant, la société a organisé une campagne importante avec la participation de ses dirigeants et ses experts en Europe et aux Etats-Unis. Cette série de manifestations a tourné mal visiblement à cause des déclarations mal placées du ministre des Finances qui lutte actuellement pour sa survie politique.

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