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UE
10 decembre 2003
DunaNovaPress Les dirigeants syndicaux jouent sur deux tableaux
DNPI - Budapest

Un détail intéressant du mécontentement croissant des travailleurs est que pratiquement tous les leaders syndicaux sont assis à l’Assemblée dans les rangs du Parti Socialiste Hongrois gouvernant. La question reste de savoir si, à l’occasion d’une éventuelle protestation, ils se mettront à la tête des manifestants et protesteront contre le chômage, le blocage des salaires et les coûts de subsistance qui ne cessent pas d’augmenter ? Les syndicats des travailleurs de la santé et des enseignants ont déjà organisé des démonstrations pour protester contre les mesures restrictives du budget de l’année 2004. Ils avaient exprimé aussi par l’intermédiaire des chambres qu’ils trouvaient inacceptable la suppression prévue par le gouvernement de leur statut de fonctionnaire. Mais ce sont les membres des syndicats « ordinaires » (employés des chemins de fer, fonctionnaires, etc.) qui sont dans une véritable situation de dépendance quand il s’agit d’une baisse des salaires ou de licenciements massifs.

Les leaders syndicaux des classes mentionnées aussi bien que ceux qui sont censés de représenter les mineurs, les ouvriers métallurgistes, les pompiers, etc. sont, à la fois, députés. Or, ils sont assis, sans aucune exception, dans les rangs du Parti Socialiste et remplissent des fonctions au sein de la coalition socio-libérale gouvernante. Certains parmi eux ont été nommés même secrétaires d’Etat. Et beaucoup d’entre eux avaient participé, ces dernières années, à des affaires de privatisation douteuses. Dans beaucoup de cas, ils avaient racheté des centres de repos de grande valeur à des prix dérisoires. Pour l’instant, aucun leader syndicaliste n’a signalé s’ils allaient défendre les droits et les intérêts des travailleurs ou s’ils se mettraient du côté du gouvernement qui tend manifestement à rogner sur la couverture sociale.

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