Le maître incontesté de la poésie hongroise, György Faludy fête ses quatre-vingt-treize ans couvert de lauriers. En compagnie de sa famille, de sa jeune femme et de ses amis, il ne se contente pas de se souvenir du passé glorieux mais fait toujours des projets pour l'avenir. Le survivant des camps d'extermination communistes et réfugié politique prévoit de traduire de la littérature grecque antique.
Actuellement, il travaille à la réédition de l'Anthologie de la Poésie Mondiale, éditée en 1938. György Faludy affirme que c'est grâce à sa femme, qui a vingt-huit ans, et grâce à son pays natal enfin retrouvé qu'il a toujours l'esprit frais et dispos et qu'il est toujours très actif. Faludy a vécu et a travaillé pendant des décennies à Toronto au Canada. En 1956, il a été libéré du camp de Recsk (Hongrie), réputé de sa brutalité particulière, par des révolutionnaires hongrois. Mais il a eu l'occasion de prendre connaissance aussi d'autres prisons hongroises. Pendant longtemps, ses poèmes n'ont pu être conservés que dans sa mémoire et dans celle de ses compagnons de chaîne, puisqu'il ne lui était pas permis de les jeter sur le papier. Sa poésie est caractérisée par une moralité intransigeante, la foi en Dieu et, malgré les nombreuses humiliations, l'amour pour la patrie.
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