La Statue de la Liberté ne pourra pas être érigée à Arad en Roumanie
Malgré l'action diplomatique vicariante du Premier ministre hongrois, Péter Medgyessy, la Statue de la Liberté ne pourra pas être remise à son emplacement original sur la grande place d'Arad en Roumanie. Le Premier ministre roumain, Adrian Nastase a écarté la requête tendant au retour de la statue à sa place originale qui lui a été adressée par son collègue hongrois, par le moyen d'une manœuvre diplomatique classique. Encouragé par le succès de la châsse aux canards au parc national de Hortobágy à laquelle il a participé à l'invitation du Premier ministre hongrois il y a à peine deux mois, il a invoqué le sentiment européen de son collègue hongrois pour mettre un terme à la tracasserie autour de la statue qui dure depuis 80 ans.
Comme connu, la mairie d'Arad composée majoritairement de Roumains, a accepté de remettre la statue à sa place originale, et les travaux ont déjà même commencé lorsque le ministre de la Culture de Bucarest a donné un coup d'arrêt. L'inauguration a été prévue pour le 5 octobre, la veille de l'anniversaire de la fusillade des « treize martyrs d'Arad » qui ont été condamnés pour avoir participé à la Révolution et à la guerre d'indépendance hongroises en 1848-49. La lettre que Nastase a adressée au Premier ministre hongrois en réponse à sa requête, ne mentionne même pas la statue comme faisant partie du parc de la réconciliation entre les Roumains et les Hongrois qui était pourtant sa propre initiative. La Hongrie a donc, selon toute probabilité, définitivement perdu la lutte de traction de corde au sujet de l'érection de la Statue de la Liberté. La diplomatie hongroise, ainsi que le Premier ministre ont essuyé un nouvel échec tandis que la partie roumaine aligne les victoires. Ni le choc des verres le premier décembre dernier à Budapest à l'occasion de la fête nationale de la Roumanie, ni le week-end passé ensemble qui a causé pourtant la mort de plus de 2500 canards, n'ont poussé l'affaire. </\/\/\/\> |